Immobilier locatif : quel avenir pour 2024 ?

La pertinence de l’investissement locatif en prévision de 2024

Malgré un climat peu engageant pour l’immobilier, avec des taux d’intérêt croissants et un marché de location resserré, l’année 2024 pourrait s’avérer opportune pour les placements dans la pierre destinés à la location. Des arguments solides sont proposés par les spécialistes, ainsi que des recommandations spécifiques concernant les secteurs les plus porteurs pour se lancer dans ce type d’investissement.

Les éléments pouvant stimuler les rendements locatifs

Les obstacles à l’accès à la propriété se renforcent nettement. Avec l’escalade des taux bancaires et la persistance de prix élevés dans certains milieux urbains, l’aspiration à la propriété devient difficile à concrétiser pour de nombreux foyers. Ces derniers se redirigent vers la location, renforçant ainsi l’inflation des loyers déjà en cours. Plusieurs paramètres indiquent que cette augmentation des loyers n’est pas près de fléchir.

  • Malgré un plafonnement de l’Indice de Référence des Loyers (IRL) maintenu jusqu’à avril 2024, on a pu observer une hausse significative de +3,49% au dernier trimestre de 2023, favorisant une révision à la hausse des loyers par les bailleurs.
  • L’ambition de la Banque Centrale Européenne n’est pas d’annihiler l’inflation mais de la modérer, ciblant un niveau moyen entre 2 et 3%.
  • La réglementation énergétique se durcit avec les nouvelles dispositions du DPE, excluant progressivement du marché les logements mal isolés, ce qui entraînera une augmentation des loyers pour les biens offrant une meilleure performance énergétique.

Il faut ajouter que l’accroissement démographique et le développement du télétravail, nécessitant plus d’espace, sont aussi susceptibles de maintenir des loyers élevés à moyen terme.

Zones géographiques à fort potentiel pour l’immobilier locatif

L’évolution des loyers en France montre une hétérogénéité marquée, impactée par la régulation locale et l’attrait des zones concernées. À cet égard, certaines localités offrent des perspectives plus attrayantes pour les investisseurs.

Zones favorables Type de biens
Villes étudiantes (Montpellier, Nantes, Toulouse…) Studios et deux-pièces
Grandes métropoles avec encadrement des loyers (Paris, Lyon, Bordeaux, Lille…) Avec prudence, en raison de la demande locative forte mais d’une rentabilité potentiellement moindre

Les zones proches des universités et des grands pôles d’emploi retiennent l’attention pour de petits logements, tandis que les grandes villes malgré leur demande soutenue, peuvent offrir une rentabilité moins attrayante en raison de la réglementation sur le plafonnement des loyers.